Plus de 100 000 euros investis dans une machine de mesure : ce lycée du Lot mise pour sa filière professionnelle sur un outil utilisé par les entreprises locales partenaires du projet
À la veille des grandes vacances, une machine de mesure flambant neuve a pris place dans les ateliers du lycée professionnel Champollion. Cette acquisition exceptionnelle a pu être possible grâce à l’aide de l’État et de partenaires, dont plusieurs entreprises locales.
À quelques jours des vacances d’été, les professeurs du lycée professionnel Champollion suivent une formation inédite sur une toute nouvelle machine qui vient de prendre place dans les ateliers de l’établissement, à la place d’une autre machine devenue obsolète. Il y a quelques jours, le lycée figeacois a réceptionné une machine à mesurer tridimensionnelle, présente dans les entreprises du secteur industriel local, acquise dans le cadre du Plan investissement avenir 3 (PIA3) du Campus des métiers et des qualifications d’excellence "Industrie du futur".
Un financement exceptionnel avec l’aide des entreprises locales
Un événement rare pour le lycée qui a réussi à boucler un projet de longue haleine nécessitant un investissement lourd de 107 000 euros. "C’est une grande première. Cela va nous permettre de faire un bond technologique et d’effectuer une montée en compétences", salue Laurent Heiser, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques au lycée Champollion. Le financement de cette opération, pilotée par le Campus des métiers et le lycée figeacois, a été possible grâce au soutien de la Caisse des dépôts pour 50 %, au rectorat (correspondant au financement du temps passé par les enseignants investis, MM. Delmas, Margouet, Mabille) (15 %) et à une part privée non négligeable composée de taxe d’apprentissage perçue par le lycée (22 %) et d’aides versées par quatre entreprises locales : Ratier Collins Aerospace, Figec Aéro, la Sermati et Michel Pioch. L’objectif est clairement de coller au mieux à la réalité des partenaires industriels mécaniques
"Un trait d’union entre l’établissement de formation et les futurs recruteurs"
"On s’est inspiré de ce qui se fait dans les entreprises pour former les élèves", précise le directeur, qui voit dans ce choix de matériel concerté "un trait d’union entre notre établissement de formation et les futurs recruteurs de nos apprenants en stage, en apprentissage ou en emploi direct". "En formant nos étudiants sur un matériel réputé et utilisé localement et quotidiennement en production, nous augmenterons l’employabilité de nos futurs diplômés", assure-t-il.
De plus, cet équipement permettra aussi de renforcer la coloration "métrologie et aéronautique" du bac professionnel TRPM (technicien en réalisation des produits mécaniques), mise en place à partir de la rentrée prochaine, en accord également avec la demande du secteur industriel. En retour, les entreprises partenaires pourront avoir accès à cette machine pour réaliser des formations, faire des essais, voire même tester des concepts sans immobiliser une machine de leur propre parc.
De nombreuses perspectives qui ne manqueront pas de se concrétiser à l’avenir avec de possibles conventionnements.
La Dépêche, 3/07/26